Entretien professionnel

A l’occasion de son embauche, le salarié est informé qu’il bénéficie tous les deux ans d’un entretien professionnel avec son employeur.

Cet entretien :

  • est consacré aux perspectives d’évolution professionnelle du salarié, notamment en termes de qualifications et d’emploi,
  • ne porte pas sur l’évaluation du travail du salarié, mais comporte des informations relatives à la validation des acquis de l’expérience et les différentes formations envisagées pour le salarié.

Un compte rendu écrit est remis au salarié : un modèle est disponible avec des grilles de synthèse sur le site dédié (ce site est publié par le collège employeur de notre branche)

Tous les six ans, le salarié bénéficie d’un entretien bilan au cours duquel un récapitulatif de son parcours professionnel est réalisé.

Ce récapitulatif donne lieu à la rédaction d’un document dont une copie est remise au salarié, permet de vérifier que le salarié a bénéficié au cours des 6 dernières années des entretiens professionnels et d’apprécier s’il a au moins bénéficié d’un des 3 éléments suivants :

  • suivi au moins une action de formation ;
  • acquis des éléments de certification par la formation ou par une validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
  • bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle.

Une sanction pour le non-respect de ces obligations est prévue :

  • Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le Code du travail prévoit que l’employeur doit abonder le compte personnel de formation du salarié (CPF) d’un montant de 3000 € ;
  • Dans les entreprises de moins de 50 salariés, la Convention collective prévoit une indemnité compensatrice de 30 points pour les salariés qui n’auraient pas bénéficié de formation pendant une période de 6 ans au terme de laquelle un état des lieux est réalisé en application des dispositions du code du travail.

complément d’info: extrait infOgec 119 (29/09/2020)

 » Entretiens professionnels, date limite reportée au 31/12/2020

Les circonstances exceptionnelles liées à la crise sanitaire, et notamment au confinement de mars à mai dernier, n’ont pas permis aux employeurs de tenir ces entretiens dans le délai prévu (mars 2020). Nous rappelons que le délai maximal pour la tenue de ces entretiens est reporté au 31 décembre 2020. En conséquences, les sanctions relatives au retard ou à l’absence d’entretien sont elles aussi reportées au 31 décembre 2020. »